L’image professionnelle du secteur de l’immobilier se réduit souvent à celle du seul agent immobilier, salarié d’une agence immobilière. Pourtant, il existe de nombreuses professions différentes dans ce domaine, chacune ayant leur cadre légal et réglementaire, leurs contraintes, leurs spécificités, leurs compétences et des niveaux de rémunération très variables. D’administrateur de biens à expert en immobilier, en passant par diagnostiqueur, syndic de copropriété ou encore agent mandataire indépendant (appelé aussi conseiller* immobilier), les postes sont extrêmement divers.
Quand l’objectif est de percevoir une rémunération confortable, il est indispensable de considérer plusieurs éléments avant de choisir son métier. Le niveau de formation exigé et les conditions d’exercice s’apparentent comme étant généralement les principaux. Cependant, le plus important est sans aucun doute le statut de salarié ou d’indépendant. Voici une synthèse pour comparer les rémunérations des différentes professions de l’immobilier et bien choisir pour sa reconversion professionnelle.
Les métiers de l’immobilier peuvent être exercés sous deux statuts différents qui influent directement sur la nature et le niveau des revenus.
Le statut de salarié en entreprise
S’il est employé par une agence immobilière ou un cabinet d’expert, le professionnel de l’immobilier est donc un salarié d’entreprise. Il signe un contrat de travail qui définit ses tâches, ses horaires et son lieu de travail ainsi que sa rémunération. Ce statut lui permet de bénéficier d’une couverture santé et de cotiser pour sa retraite. Il est également couvert par les conventions collectives qui régissent les professions de l’immobilier.
Sa rémunération dépend entièrement de son contrat de travail. Cela dit, habituellement, le salaire est composé d’une part fixe et d’une part variable. Pour un agent immobilier, cette part variable correspond à un pourcentage d’honoraires sur les transactions effectuées.
Sa rémunération dépendra donc au final :
- De la négociation de son contrat de travail à l’embauche ;
- De son expérience et de son ancienneté dans le métier ;
- Des transactions ou prestations effectivement réalisées.
D’autres professions de l’immobilier, comme syndic de copropriété ou administrateur de biens immobiliers, peuvent être exercées avec le statut de salarié. En particulier en début de carrière, ces métiers s’effectuent au sein d’une agence ou d’un cabinet où le débutant joue un rôle d’assistant puis gagne peu à peu en autonomie, sa rémunération évoluant en fonction.
Comme pour celle de l’agent immobilier salarié, le salaire dépend de plusieurs critères, dont l’expérience dans le métier, le niveau d’études, la négociation du contrat de travail, etc. Par contre, pour ces professions, la part variable pourra être moins importante, voire inexistante.
Le statut d’indépendant
De nombreux métiers de l’immobilier peuvent aussi s’exercer en tant qu’indépendant, d’agent commercial mandataire en immobilier à diagnostiqueur immobilier, en passant par la gestion de patrimoine immobilier. Dans ces cas-là, les revenus dépendent des tâches effectuées.
Par exemple, un agent immobilier touchera des honoraires à chaque transaction réalisée, les honoraires d’agence, tandis que le diagnostiqueur immobilier sera payé au diagnostic réalisé. Le syndic de copropriété sera rémunéré soit au forfait, soit selon un barème réglementé. L’agent commercial mandataire indépendant en immobilier touchera pour sa part un commissionnement proportionnel aux honoraires d’agence calculés sur le montant des transactions effectivement réalisées.
Attention !
IIl s’agit là des revenus avant charges. Selon leur statut d’indépendant, commerçant si l’agent immobilier est propriétaire d’une agence, en entreprise individuelle (EI) ou en auto-entreprise, les exigences comptables et fiscales varient énormément.
Par exemple, dans le cas d’un agent commercial mandataire indépendant en immobilier en auto-entreprise, ces revenus seront imputés d’un forfait libératoire d’une hauteur de 25,6 % correspondant aux cotisations sociales et retraite et 0,2 % au titre de la formation professionnelle, soit un total de prélèvement par l’URSSAF de 25,8 % du chiffre d’affaires.
Certains métiers, comme ceux d’agent immobilier ou de syndic de copropriété requièrent une réserve ou une garantie financière importante, portée par un organisme d’assurance ou de banque et/ou nécessitent des fonds importants pour l’ouverture d’un local commercial.
En résumé, il est très difficile de comparer directement les revenus des différents métiers de l’immobilier. Cependant, il est toutefois possible d’établir un classement des professions immobilières les plus rémunératrices.
1 https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F36232
Quelles sont les cinq métiers de l’immobilier les plus rémunérateurs ?
Pour pouvoir comparer les situations, nous avons choisi d’utiliser des revenus bruts mensuels lors d’un début de carrière professionnelle.
- Expert immobilier : autour de 2 500 euros brut mensuels
L’expert en immobilier est chargé principalement d’estimer la valeur d’un bien. Il peut être indépendant, auquel cas sa rémunération dépendra uniquement des honoraires perçus, ou salarié avec ou non une part variable selon son entreprise.
- Administrateur de biens : autour de 2 500 euros brut mensuels
L’administrateur de biens est chargé de gérer des biens immobiliers pour le compte de particuliers ou de sociétés. De même, il peut être salarié d’une entreprise ou indépendant.
À noter :
Ces deux métiers requièrent un haut niveau d’études ainsi qu’une période de formation. Ce sont donc des professions difficilement accessibles dans le cadre d’une reconversion professionnelle.
- Agent immobilier : autour de 1 500 euros à 3 800 euros brut mensuels
L’agent immobilier perçoit un salaire fixe et des honoraires calculés sur le montant des honoraires d’agence perçus lors de la signature d’une transaction immobilière. Cela explique la fourchette assez large de rémunération. Si le salaire de base à l’embauche se situe entre 1 500 euros et 1 700 euros, ce dernier sera rapidement agrémenté de la part variable. Le potentiel d’accroissement est donc potentiellement assez élevé, mais cela dépendra de la politique de l’agence immobilière et du secteur d’activité, immobilier de luxe, zones sous tension immobilière, etc.
- Syndic de copropriété : 1 800 euros brut mensuels
Le syndic de copropriété est chargé de gérer pour un ensemble de propriétaires toutes les questions liées à la copropriété : organisation des assemblées générales, administration du bien, provisionnement pour d’éventuels travaux, encaissement des charges, réalisation des travaux, etc.
Il peut être salarié d’une agence ou d’un cabinet avec une rémunération de départ autour de 1 800 euros mensuel. Il peut aussi être indépendant. Il percevra alors des revenus correspondant à un forfait ou à des honoraires pour les prestations effectuées, selon le contrat passé avec les propriétaires.
- Diagnostiqueur immobilier : 1 700 euros à 2 000 euros brut mensuels
Le diagnostiqueur immobilier intervient lors de la mise en vente d’un bien immobilier ou à la demande d’un cabinet d’expert. Il contrôle un certain nombre de points techniques : état de l’installation électrique et de gaz, présence d’éventuels produits toxiques (amiante et plomb), présence de nuisibles (termites), etc.
Lui aussi peut-être salarié d’une entreprise ou indépendant. En tant que salarié, il perçoit une somme fixe, rarement augmentée d’une part variable, mais peut avoir des avantages, tels qu’une voiture et un téléphone de fonction. En tant qu’indépendant, il facture ses prestations directement au client.
- Le grand absent du classement : l’agent commercial indépendant en immobilier
Si cette profession ne figure pas dans notre classement, c’est qu’il est impossible de donner une fourchette de rémunération. En effet, comme il est indépendant, il ne perçoit aucun revenu tant qu’il n’a pas réalisé sa première transaction.
Par contre, les niveaux de rémunération quand la transaction devient effective sont très importants. Par exemple, un agent commercial iad a perçu en moyenne en 2020 environ 7 000 euros HT pour la réalisation effective d’une transaction. Les commissionnements sur les honoraires sont effectivement élevés et permettent d’assurer des revenus très intéressants.
Quelle profession du secteur de l’immobilier choisir pour bien gagner sa vie ?
Si vous envisagez de vous reconvertir dans le secteur de l’immobilier et que vous cherchez une profession rémunératrice, voici quelques éléments pour choisir.
- Est-ce un métier accessible ?
Expert immobilier et administrateur de biens sont des professions très bien rémunérées, mais elles requièrent un niveau d’études très important (au moins bac + 5, voire bac + 6). De plus, il faut souvent commencer comme assistant dans un cabinet avec un salaire moins motivant.
- Est-ce un métier qui présente un risque financier ?
Pour devenir agent immobilier ou syndic de copropriété, il est nécessaire d’obtenir une carte professionnelle. Celle-ci est accordée si l’agent ou le syndic peut présenter des garanties financières élevées.
Par ailleurs, pour l’agent immobilier ou le syndic propriétaire de son agence immobilière, il faut envisager des frais importants pour la location ou l’acquisition d’un local, entre autres.
Le salaire peut donc sembler intéressant, mais l’investissement et potentiellement les risques sont réels.
- Mes revenus vont-ils augmenter rapidement et dans quelles mesures ?
Une très grande majorité des métiers de l’immobilier comportent une part de rémunération variable calculée sur les prestations ou les transactions effectuées. Un professionnel expérimenté, ayant développé un réseau important, aura donc logiquement des revenus annuels plus importants. Cependant, dans certaines professions comme agent immobilier, cette part variable peut devenir très importante.
Finalement, pourquoi choisir le métier d’agent commercial mandataire indépendant en immobilier ?
Tout d’abord, le métier d’agent commercial en immobilier est accessible avec un niveau bac. Avec une société mandante comme iad, vous vous assurez une formation rapidement, à votre rythme, tout en effectuant vos démarches pour vous immatriculer en tant qu’indépendant. Cette formation est une étape indispensable de votre démarche de reconversion vers le métier d’agent commercial. En plus d’être une obligation, c’est une façon d’être aussi plus efficace et performant dans un métier concurrentiel.
Vos commissionnements ne sont pas conditionnés par votre ancienneté ou vos années d’expérience. Compétent et efficace, vous transformez chacune de vos ventes en revenus, dès vos débuts. Attention, cependant, les transactions immobilières prennent du temps, environ 4 à 6 mois entre la signature de la promesse de vente et la réalisation effective de la vente.
Par ailleurs, le métier d’agent commercial en immobilier s’exerce le plus souvent sous le statut d’autoentrepreneur. Il ne requiert aucune garantie financière. De même, le coût des démarches est généralement plus réduit que pour les autres statuts. Même s’il vous faut envisager d’assurer votre sécurité financière le temps de percevoir vos premiers commissionnements, le risque d’endettement auprès d’une banque ou d’une assurance afin de lancer votre activité est très faible.
Enfin, le métier d’agent commercial en immobilier vous offre des perspectives de progression de rémunération conséquentes. Plus vous conclurez de transactions, plus vos revenus augmenteront. De plus, grâce à une société mandante comme iad, vous pourrez aussi développer votre activité à l’international et monter et animer votre propre équipe.
*Tous nos conseillers sont des agents commerciaux indépendants de la SAS I@D France immatriculés au RSAC (sans détention de fonds) titulaires de la carte de démarchage immobilier pour le compte de la société I@D France.